Home‎ > ‎Events‎ > ‎1973‎ > ‎

Chaman Hooligan

Timeline

Date

From 1973-10-00 to 1973-11-20

Place

Brussel, Théâtre laboratoire Vicinal, Rue Verte 109, 1030 Schaarbeek

Participants

Théâtre laboratoire Vicinal // Frédéric Baal // Anne West // Jean de La Fontaine // Rafael Godinho

Chaman Hooligan is de eerste voorstelling van het Vicinal na het vertrek van Frédéric Flamand. Het stuk blijft vooral bij door zijn experimentele taalgebruik. ‘Quand les spectateurs entrent, ils sont (…) soumis à la sensation déplaisante d’une sous-vocalisation, totalement dépourvue de mots. Celle-ci va de pair avec les regards fixes de deux acteurs placés face à face autour du troisième comparse. Celui-ci est étendu par terre tel un accessoire. Ces deux acteurs, signes dépersonnalisés censés ne pas se voir, se mettent ensuite en position de gargouille pour proférer des phonèmes étrangers au sens et se comportent quasiment comme des personnages de bande dessinée. Par la suite ils emmènent au bout de l’aire de jeu le troisième acteur. Celui-ci tombe. Chacun se livre alors à des déplacements proches de la démarche des poules. On revient ainsi au centre de la salle où les trois protagonistes se livrent à des jeux de mains et à des ricanements stéréotypés fort peu harmonieux. (…) Survient ensuite, bien sûr, une scène de bataille, particulièrement grotesque. Elle accentue le caractère d’incompétence des mouvements et des locutions. Trois accessoires encombrants font en outre leur entrée : une buse munie d’une girouette, un grand râteau de bois tel qu’on les utilise pour ramasser les foins, une sorte de faux à manche concave. Chacun de ces instruments, manipulé au gré de phrases héroïques qui confinent à la débilité, se révèle inopérant et pousse son détenteur à chercher les moyens de le refiler à son voisin. L’acteur qui se trouvait étendu au début du spectacle finit par coiffer la buse en guise de casque tandis que les deux autres se livrent à une scène de défi. Celle-ci se termine par leur effondrement respectif. Un enterrement fictif, où le râteau sert de cadavre, donne l’occasion de nouvelles dissonances verbales et d’une sorte de prophétie qui prélude aux métamorphoses. L’actrice transforme en effet son costume et s’instaure médiatrice entre les deux acteurs. Mais, comme toujours, la médiation finit par se néantiser en insultes. Un nouveau cycle peut alors se développer (…). Il s’agit cette fois d’une scène de chasse dont le gibier est représenté par l’acteur qui se trouvait étendu sur le sol au début de la représentation. Mais, comme dans le théâtre de l’absurde, le chien, incarné par l’actrice, s’ingénie à saboter le parcours du chasseur. Aux trois accessoires épars sur la scène répondent donc trois parcours contradictoires. Le tout débouche finalement sur un rire confinant à l’asphyxie. Le cœur physique des acteurs se spasme dès lors sur la scène. Et chacun finit par s’écrouler.’ (Quaghebeur, 12) Quaghebeur merkt ook op dat al in de titel van de voorstelling, door de combinatie van de figuren van de sjamaan en de hooligan, de wil huist tot een ‘subversion par l’irrationalité’. Deze subversie wordt in de eerste plaats bewerkstelligd door het ontaarde gebruik van de taal: ‘Gargouroule ! Gargoutrace ! Gargouvore !/Jecte à jute ! Erecte éructe !/Trace ! Trisse ! Terrasse !/Jaillouroule ! Dévalouracle ! Eclataravage !/Crouac pff !/Carnarongé !/Carnarougeole ! Carnavérole ! Carnapeste !/Carnarage ! Carnageste !/Bataclacarnavalarat !/Ecroulacarnivoré./Carnavau-l’eau./Carnavalacancrelat ! …’ (Clés pour le spectacle 36)

Comments