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Real Reel

Timeline

Date

From 1971-02-25 to 1971-04-03

Place

Brussel, Théâtre laboratoire Vicinal, Rue Verte 109, 1030 Schaarbeek

Participants

Théâtre laboratoire Vicinal // Frédéric Baal // Jean-Pol Ferbus // Frédéric Flamand

‘Le nouveau spectacle du Vicinal : « Real Reel », titre anglais que l’on pourrait traduire par « Roue réelle », est une succession de « moments visuels » qui s’organisent autour d’un dévidoir, grande roue de bois qui sert à enrouler les câbles.’ (La Libre Belgique 27-28/02/1971) ‘La pièce, de Frédéric Baal, est jouée en français par deux acteurs, Jean-Pol Ferbus et Frédéric Flamand, qui assurent également la mise en scène. Il s’agit d’un spectacle proche parfois de la danse, de l’acrobatie ou du mime. Le geste et la parole y sont intimement liés. Il n’y a ni histoire ni personnages : deux acteurs jouent une suite de scènes interchangeables. Un des accessoires, un dévidoir en bois sur lequel on peut rouler des câbles électriques, fut découvert dans un terrain vague de la banlieue bruxelloise. Les deux acteurs, qui jouent torse nu, portent… de longues jupes. Ces dernières donnent à leur aspect rituel et sacré, mais peuvent tout aussi bien favoriser clowneries et facéties.’ (La Libre Belgique 22/02/1971) 'Comme dans Saboo, la pièce s’ouvre par une apparition, celle d’un acteur sur une roue. Il tient « en main un tuyau, sorte de totem ou de marquise, de personne indéfinie avec laquelle 1 et 2 auront durant ce passage diverses relations ». Après avoir planté le tuyau au centre de la roue et être ainsi sortis du premier moment magique, les deux acteurs entrent dans un rite de fascination-répulsion avec l’objet. Le rite débouche sur un combat pour la possession du totem. Une renaissance à soi-même coïncide avec la chute de la violence. Celle-ci survient lorsque l’acteur se rend compte qu’il tient en main la marquise et qu’il s’est déchaîné pour la possession… d’un tuyau. C’est le signal d’un cycle de métamorphoses où il est question de villes gonflées puis d’une transformation des acteurs en animaux. Comme dans Saboo, celle-ci donne lieu à un nouveau combat. Vient ensuite un voyage au fond des eaux et du music-hall, qui n’est pas sans rapport avec le principe du voyage dans Saboo. Une scène burlesque et érotique intervient comme de bien entendu. Elle permet un nouvel échange des genres puisqu’on annonce une pièce et qu’on en joue une autre. Ainsi s’amorce un nouveau parcours du grand domaine du vide qui prend, cette fois, la forme d’acteurs-animaux produisant, dans l’espace, des sons qu’ils ne parviennent pas à intercepter. Et, de même que T.M.1 et F.A.2 dans Saboo formaient groupe autour de tremplins puis quittaient la scène clopin-clopant, 1 et 2 forment ici un géant qui finit par se décomposer. La pièce s’achève par un tonitruant « A deux contre un. Jouez sur l’un, vous gagnerez l’autre », et par un geste de 1 qui se couche sur la roue.' (Quaghebeur, 11)

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