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Saboo

Timeline

Date

From 1970-03-21 to 1970-04-00

Place

Brussel, Théâtre laboratoire Vicinal, Rue Verte 109, 1030 Schaarbeek

Participants

Théâtre laboratoire Vicinal // Frédéric Baal // Hans Epp // Tone Brulin // Nicole Colchat // Jean-Pol Ferbus // Frédéric Flamand // Bernard Graczyk

Saboo is de eerste creatie van het Théâtre laboratoire Vicinal en kwam tot stand in samenwerking met Franz Marijnen en in regie van Tone Brulin. ‘Le premier spectacle du Vicinal, « Saboo », était la révélation d’un vocabulaire composé de signes, ces signes étant le corps hautement expressif des acteurs et la symbolique de certains objets. Ce n’est pas nouveau, mais c’est sérieux : les acteurs paient de leur personne, ils travaillent comme des trapézistes et des ermites. Références au no japonais, à la philosophie zen, à l’Asie, à la préhistoire.’ (La Libre Belgique 27-28/12/1971) ‘Dans Saboo (…), l’évidence narrative du voyage demeure encore perceptible. Autour d’un saboo fétiche, « plaque de bois à laquelle est cloué un bloc garni de deux lanières », des acteurs s’agitent, en proie à l’influence magique de cet objet que l’actrice finit par brandir. Déposé ensuite au centre de l’aire de jeu, le saboo déchaîne diverses réactions d’apprivoisement et de répulsion, qui culminent dans un combat dont il est l’enjeu. Les adversaires succombent au terme de force « gargouillements vocaux » et d’une « gesticulation démoniaque » ; puis renaissent par l’intermédiaire de bâtons vivifiants. Cette résurrection permet d’accéder au nom qui est en fait un surnom (l’un se baptise Trompe-la-Mort et l’autre Fleur d’amour), à une certaine forme du manque que l’on espère toutefois vite combler… La profération de la phrase sybilline, mais puissamment imaginaire (« qui chaussera l’autre les chaussera tous »), déclenche en effet la quête initiatique du second saboo. Entrecoupés de scènes conflictuelles débouchant chaque fois sur de nouvelles métamorphoses, les rôles s’intervertissent au terme d’une séquence érotique. L’intervention d’un simplet donne lieu à un nouveau meurtre et à la reprise d’une démarche circulaire, ponctuée de répliques quasi beckettiennes : T.M.1. Encore un petit effort, Fleur/F.A.2. C’est pas les petits efforts qui manquent, Trompe-la-Mort./T.M.1. Comme dit le proverbe : ‘A petits efforts, petits saboo’./F.A.2. Petits saboo sss, le pluriel/T.M.1. De toute façon, on n’en a qu’un ». L’intrusion dans un grand domaine déchaîne un nouvel affrontement avec le vide, lequel déclenche un véritable délire et… la découverte d’un second saboo. Chaque acteur principal ayant désormais pu chausser le sien, ils quittent l’aire de jeu en s’appuyant l’un sur l’autre.’ (Quaghebeur, 10) ‘[Les] tribulations métaphysiques [des acteurs], leurs incertitudes, leur rencontre à tout instant de l’incompréhensible, de l’absurde et du magique, leur interrogation aux frontières du délire, sont vécues dans un théâtre où le geste, la parole, un masque ou un cri s’intègrent étroitement les uns aux autres.’ (Saboo, 1)

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